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Philippe Starck, L'ESPRIT DE LA FORÊT
KETABI BOURDET - 22, PASSAGE DAUPHINE 75006 PARIS, 30 January - 28 February 2026

Philippe Starck, L'ESPRIT DE LA FORÊT: KETABI BOURDET - 22, PASSAGE DAUPHINE 75006 PARIS

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Fauteuil Ceci n'est pas une brouette, Ca. 1996
Fauteuil Ceci n'est pas une brouette, Ca. 1996

Design écolo par correspondance ?

Philippe Starck, créateur « écolo » a très tôt intégré la nature dans ses créations. 

 Il est lui-même un homme de la nature, entouré de la boue, des vagues, de la forêt, vivant isolé dans les bois, à l’image de la maison 3 Suisses qu’il a créée et qu’il habite en région parisienne dans les années 90. Ses créations comportent des références esthétiques ou formelles à la nature. Par exemple le tabouret W.W. (1990), évoque selon lui la « force des jeunes végétaux », le vase Étrangeté (1989) par sa forme oblongue, évoque autant une goutte d’eau qu’un spermatozoïde. Moins radicales et minimales que ses meubles en métal noir des années 1980, ces pièces préfigurent l’intérêt de Starck pour le bien commun et les messages qu’il fera passer dans ses créations des années 1990 jusqu’à nos jours. Bien qu’ici l’évocation de la nature ne soit que stylistique, à la manière de l’Art nouveau cent ans plus tôt, Philippe Starck ira plus loin en 1994 et 1995 avec la Maison Starck et la collection Bo Boolo pour les 3 Suisses.

 

Architecture écologique

 

Fort de sa collaboration avec le catalogue de vente par correspondance 3 Suisses, qui dure depuis 1984, Philippe Starck enfonce le clou en 1994 avec la Maison Starck. Pour 4900 francs, livrée en vingt-quatre heures, on peut s’offrir la maison de ses rêves — et pas n’importe laquelle : celle du créateur lui-même. À ce prix, ce n’est pas exactement la maison en dur que l’on achète, mais un coffret contenant un carnet, le classeur de chantier, les plans signés par Patrick Bouchain, une VHS dans laquelle Starck raconte sa maison, un marteau pour planter le premier clou et un drapeau à hisser sur le faîtage pour fêter la fin des travaux. Pas d’inquiétude si votre marteau ne remplit pas complètement l’emplacement prévu à son effet : Stanley étant en rupture de stock du modèle initialement prévu, ce dernier fut remplacé dans certains coffrets par une version au manche plus court.

 

L’achat du coffret donnait droit à la construction d’une maison de 140 m2, la limite en France pour construire sans architecte. Les travaux coûtaient environ un million de francs, autour de 250 000 €, budget qui pouvait varier selon les options choisies. Malgré les 500 coffrets vendus, on estime seulement à une vingtaine le nombre de maisons réellement réalisées. Cette maison en bois, entre la cabane au Canada, la maison du Cap Ferret et le chalet suisse, puise dans l’imaginaire de l’enfance pour proposer une architecture transposable partout et propice au rêve. Bien que ce projet soit resté, pour des raisons évidentes, au stade de l’utopie, il témoigne d’une vraie volonté de proposer une alternative abordable et de qualié à l’architecture désincarnée et bas de gamme qui pullulait alors sur l’ensemble du territoire. Le coffret est aujourd’hui devenu un objet iconique et fait partie des collections de nombreuses institutions comme le Musée des Arts Décoratifs de Paris qui l’expose régulièrement.

 

Design écologique

 

L’année suivante, Starck fait entrer la forêt dans la maison. Toujours avec les 3 Suisses pour l’automne-hiver 1995- 1996, il dessine la collection Bo Boolo : un banc, une table et une console. Seuls le plateau et les pieds sont livrés, accompagnés d’une notice de montage, d’une plaque numérotée et d’un numéro vert. Ce dernier permet de joindre le garde forestier de l’Office National des Forêts le plus proche de chez soi (maximum 150 km), afin de prendre rendez-vous pour qu’il coupe le tronc de bouleau qui fait office d’entretoise, qu’il y scelle la plaque en laiton numérotée et qu’il signe le certificat d’authenticité. Bien que Starck considère l’écologie comme une mode cyclique, faire entrer la nature — et en l’occurrence un tronc d’arbre brut — chez les particuliers en impliquant l’O.N.F. pour sensibiliser et rappeler que le bois dont sont faits les meubles vient de quelque part, est un vrai geste écologiste. Comme bien souvent chez le créateur, le message dépasse l’objet en lui-même et lui donne son sens. Il est intéressant de noter qu’il fera de la table Bo Boolo son bureau personnel. Environ 300 pièces, tous types confondus furent fabriquées par les 3 Suisses. La collection sera ensuite produite dans des dimensions légèrement différentes par XO qui réalisera quelques versions spéciales notamment une console pour le lobby de l’hôtel Delano à Miami.

 

En termes d’écologie, le geste le plus fort de Starck est peut-être le téléviseur Jim Nature, imaginé en 1994. Pour Thomson/SABA il conçoit un téléviseur aux antipodes des canons habituels, qui, en lieu et place des coques en plastique moulé est fait de coques en aggloméré de bois. Préfigurant le recyclage ambiant, les coques sont réalisées à partir de sciure de bois récupérée dans des scieries. Comme souvent chez le créateur, ce geste est symbolique mais on peut imaginer que regarder son émission favorite sur un téléviseur en bois plutôt qu’en plastique noir ait pu faire naître quelques vocations écologistes.

 

Là où Starck excelle, c’est dans la convocation de la mémoire collective et d’archétypes à travers les objets qu’il cite, non sans surréalisme. En 1989, il revisite pour Driade la traditionnelle chaise rustique paillée avec une collection de six modèles, tous plus étranges les uns que les autres : Tessa Nature, Placide of the Wood, Dick Deck, Anna Rustica, Bob Dubois et Jane Paille. En 1995, il crée le fauteuil Ceci n’est pas une brouette pour XO, étrange mélange entre une brouette et une chaise à porteurs, tout droit tiré d’une photographie de Man Ray de 1937. En 2003, avec Attila, Napoléon et Saint-Esprit pour Kartell, il signe l’un de ses plus grands succès commerciaux et fait entrer le nain de jardin, icone du mauvais goût, dans les intérieurs branchés. Même Jacques Grange en place dans ses décors.

 

Il va plus loin en 1998, toujours par correspondance mais cette fois-ci avec La Redoute et lance Good Goods. Un catalogue qui recense des produits bons, durables, honnêtes et responsables pour les consommateurs modernes et rebelles. « Ces objets, je vous les propose aujourd’hui dans ce catalogue que j’aimerais appeler catalogue des “non-produits pour des non- consommateurs”. Des non-consommateurs conscients et suspicieux, mais aussi ouverts et créatifs, enthousiastes et finalement profondément à contre-courant, modernes. » Ultime geste engagé : en 2008, il dessine une gourde plate et transparente réutilisable pour Fondation France  Libertés. La Feuille d’eau est tirée à 19 000 exemplaires. Le flacon en plastique, sur lequel est inscrit : « Bien commun de l’humanité, l’eau n’a pas de prix », est distribué dans 337 écoles primaires parisiennes, car les enfants sont de très bons prescripteurs pour leur famille. Cette opération rappelle que l’eau du robinet est plus économique et plus écologique que l’eau en bouteille.

 

Il apparait donc comme évident que la nature et sa défense sont présentes en filigrane dans l’ensemble du travail de Philippe Starck, qui, bien qu’il ne soit pas à proprement parler éco designer tente d’alerter, de sensibiliser et de proposer des objets plus respectueux du consommateur et de son environnement.


 

Eco-design by mail order?

 

Philippe Starck, often described as an “eco-minded” designer, integrated nature into his work from a very early stage. He is himself a man of nature, surrounded by mud, waves, and forest, living in isolation in the woods—much like the Maison 3 Suisses that he designed and inhabited in the Paris region in the 1990s. His creations contain aesthetic and formal references to nature. For example, the W.W. stool (1990) evokes, in his own words, the “strength of young vegetation,” while the Étrangeté vase (1989), with its elongated shape, recalls both a drop of water and a spermatozoon.

 

Less radical and minimal than his black metal furniture of the 1980s, these works foreshadow Starck’s growing interest in the common good and the messages he would convey through his designs from the 1990s to the present day. Although here the evocation of nature remains primarily stylistic—much like Art Nouveau a century earlier—Philippe Starck would go further in 1994 and 1995 with the Maison Starck and the Bo Boolo collection for 3 Suisses.

 

Ecological Architecture

 

Building on his collaboration with the mail-order catalogue 3 Suisses, which began in 1984, Philippe Starck drove the point home in 1994 with the Maison Starck. For 4,900 francs, delivered within twenty-four hours, one could buy the house of one’s dreams—and not just any house, but the designer’s own. At that price, however, one was not purchasing a fully built house, but rather a box set containing a notebook, the construction binder, plans signed by Patrick Bouchain, a VHS tape in which Starck presents his house, a hammer to drive the first nail, and a flag to hoist on the roof ridge to celebrate the completion of the works. No need to worry if the hammer did not quite fit its designated slot: Stanley having run out of the initially planned model, it was replaced in some boxes by a version with a shorter handle.

 

Purchasing the box entitled the buyer to build a 140 m2 house—the maximum surface area in France that can be built without an architect. Construction costs amounted to approximately one million francs, around €250,000, with the budget varying depending on the options chosen. Despite the 500 box sets sold, only about twenty houses are thought to have actually been built. This wooden house, somewhere between a Canadian cabin, a Cap Ferret beach house, and a Swiss chalet, draws on childhood imagery to propose an architecture that can be adapted anywhere and invites dreaming. Although the project remained, for obvious reasons, largely utopian, it testifies to a genuine desire to offer an affordable, high-quality alternative to the soulless, low-end architecture that was proliferating across France at the time. Today, the box set has become an iconic object and is part of the collections of numerous institutions, such as the Musée des Arts Décoratifs in Paris, where it is regularly exhibited.

 

Ecological Design

 

The following year, Starck brought the forest into the home. Once again with 3 Suisses for the Autumn–Winter 1995–1996 season, he designed the Bo Boolo collection: a bench, a table, and a console. Only the tabletop and legs were delivered, accompanied by assembly instructions, a numbered plaque, and a toll-free number. This number allowed buyers to contact the nearest forest ranger from the French National Forestry Office (within a maximum radius of 150 km) to arrange a visit during which the ranger would cut the birch trunk serving as a spacer, embed the numbered brass plaque into it, and sign the certificate of authenticity.

 

Although Starck considers ecology to be a cyclical trend, bringing nature—and in this case a raw tree trunk—into people’s homes, while involving the National Forestry Office to raise awareness and remind us that the wood furniture is made from comes from somewhere, is a genuinely ecological gesture. As is often the case with the designer, the message goes beyond the object itself and gives it meaning. It is worth noting that Starck chose the Bo Boolo table as his own personal desk. Approximately 300 pieces in total were produced by 3 Suisses. The collection was later produced in slightly different dimensions by XO, which created several special versions, including a console for the lobby of the Delano Hotel in Miami.

 

In terms of ecology, Starck’s strongest gesture may well be the Jim Nature television set, designed in 1994. For Thomson/SABA, he conceived a television at odds with conventional standards: instead of molded plastic shells, it featured casings made of wood particleboard. Anticipating contemporary recycling practices, these shells were produced using sawdust recovered from sawmills. As often with Starck, the gesture was symbolic, yet one can imagine that watching one’s favorite program on a wooden television rather than a black plastic one may have sparked a few ecological vocations.

 

Where Starck truly excels is in summoning collective memory and archetypes through the objects he references, not without a touch of surrealism. In 1989, he revisited the traditional rustic woven-seat chair for Driade with a collection of six models, each stranger than the last: Tessa Nature, Placide of the Wood, Dick Deck, Anna Rustica, Bob Dubois, and Jane Paille. In 1995, he created the armchair Ceci n’est pas une brouette for XO, a curious hybrid between a wheelbarrow and a sedan chair, directly inspired by a 1937 photograph by Man Ray. In 2003, with Attila, Napoléon, and Saint-Esprit for Kartell, he achieved one of his greatest commercial successes and brought the garden gnome—an icon of bad taste—into fashionable interiors, even those designed by Jacques Grange.

 

He went further in 1998, once again through mail order, this time with La Redoute, launching Good Goods: a catalogue listing products that are good, durable, honest, and responsible for modern, rebellious consumers. “These objects, I am offering to you today in this catalogue, which I would like to call a catalogue of ‘non-products for non- consumers.’ Conscious and wary non-consumers, but also open and creative, enthusiastic and ultimately profoundly countercultural—modern.”

 

His ultimate committed gesture came in 2008, when he designed a flat, transparent, reusable water bottle for the Fondation France Libertés. La Feuille d’eau was produced  in 19,000 copies. The plastic bottle, inscribed with the phrase “A common good of humanity, water has no price,” was distributed to 337 Parisian primary schools, as children are excellent advocates within their families. The initiative served as a reminder that tap water is both more economical and more ecological than bottled water.

 

It thus appears evident that nature and its protection run like a common thread through Philippe Starck’s entire body of work. Although he is not, strictly speaking, an eco- designer, he seeks to alert, raise awareness, and propose objects that are more respectful of both consumers and their environment.

 

The gallery will also present a series of original photos shot by Tom Vack in the late 1980s. A moment of light suspended in time, this series of original archive films represents the shots taken for Philippe Starck's Aleph catalogue for Driade in the early 1990s in Piacenza (Italy). Authentic and unique works, the transparencies capture the light of a precise moment, fixed forever on film. Each film is a witness of that moment.

 

In an era before Photoshop, the challenge was to capture two sides of the product simultaneously in a single image – real and reflected – thanks to a skilful play of mirrors and lighting. Each film is a unique piece, part of a series with different exposures, tangible evidence of a time when photography was pure light and intuition.

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Works
  • Fauteuil Ceci n'est pas une brouette
    Fauteuil Ceci n'est pas une brouette
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    Grand vase Étrangeté
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    Coffret Maison Starck
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    Chaise Tessa Nature
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    Chaise Placide of the Wood
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  • Tabouret W.W.
    Tabouret W.W.
  • Ektachrome original de la chaise Anna Rustica
    Ektachrome original de la chaise Anna Rustica
  • Ektachrome original de la chaise Anne Rustica
    Ektachrome original de la chaise Anne Rustica
  • Ektachrome original de la chaise Anne Rustica
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  • Ektachrome original du lobby de l'hôtel Paramount à New York
    Ektachrome original du lobby de l'hôtel Paramount à New York
  • Maquette Maison les 3 Suisses de Philippe Starck
    Maquette Maison les 3 Suisses de Philippe Starck
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    Banc Bo Boolo
  • Bureau Bo Boolo commande spéciale
    Bureau Bo Boolo commande spéciale
Installation Views
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Press
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    Philippe Starck exhibition turns eco-design into lived experience
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