Ketabi Bourdet company logo
Ketabi Bourdet
Skip to main content
  • Menu
  • ARTISTES
  • Mobiliers
  • Œuvres
  • Expositions
  • Foires
  • Presse
  • Contact
  • EN
  • FR
Menu
  • EN
  • FR
Audrey Guttman, Tsimtsoum
Galerie Nathalie Obadia, 8 Rue Charles Decoster, Bruxelles, Belgique , 19 Avril - 6 Mai 2023

Audrey Guttman, Tsimtsoum: Galerie Nathalie Obadia, 8 Rue Charles Decoster, Bruxelles, Belgique

Past exhibition
  • Présentation
  • Œuvres
  • Vues de l'exposition
  • Artistes de l'exposition
Présentation
Les heures immobiles, 2023
Les heures immobiles, 2023

Sur une invitation de la galerie Nathalie Obadia, Ketabi Bourdet a le plaisir de présenter Tsimtsoum, une exposition personnelle d’Audrey Guttman, à l’occasion d’Art Brussels 2023.

Dans la cosmogonie de la Kabbale, le Tsimtsoum désigne le prélude à une série de processus ayant mené à la création du monde. Avant le commencement, il n’y avait que le ein sof, une unité infinie de présence divine. Pour permettre la création de mondes finis et distincts, Dieu a contracté, ou dissimulé, sa lumière infinie. Ensuite, dans le premier Royaume du Chaos, il a répandu sa lumière dans dix vases, entraînant la brisure des réceptacles. Les fragments survivants, baignés de luminescence divine, ont ruisselé dans le royaume suivant, celui de la Réparation, celle que les hommes doivent opérer afin de rétablir le lien avec le divin.

Cette nouvelle série d’œuvres d’Audrey Guttman explore les paradoxes conceptuels et formels inhérents à la notion de tsimtsoum pour interroger les processus mêmes de la création artistique et de l’éveil spirituel : les dualités inéluctables de l’absence et de la présence, de la contraction et de la création, de l’obscurité et de la lumière. Le cycle tripartite révélation-destruction-réparation se répète à travers les religions et les cultures, du bouddhisme Zen à la psychologie jungienne. Il trouve ici une analogie presque parfaite dans le processus du collage, par lequel une mer infinie de symboles doit être passée au crible avec discernement, découpée, et réassemblée pour faire surgir de nouveaux sens.

Comme le montre le tsimtsoum, les commencements ne se déroulent jamais tout à fait au début. Audrey Guttman le sait bien. Travaillant avec une vaste réserve d’images d’archives, soigneusement choisies au fil des ans, dans des livres, magazines, publicités, etc., d’époque, elle crée de nouveaux champs de signification à travers une série de médias et de processus. « Rien ne vient de rien », me dit-elle lors d’une récente visite à son atelier, faisant référence à la fois au lit de découpes sur sa table de travail et à son point de vue sur la construction de l’identité et de l’expérience individuelles.

La Kabbale abonde en métaphores, encourageant l’interprétation de ses messages sur de multiples registres, du métaphysique global au personnel émotionnel et psychologique, incarnant la croyance que le divin innerve toutes les choses de l’univers. De même, la pratique d’Audrey Guttman, nourrie par la poésie, la philosophie, la psychologie et la théologie, est profondément liée à sa façon d’être au monde et à son désir d’en dégager du sens.

La lumière apparaît comme un motif et un médium central d’un bout à l’autre de cette exposition. Ici, l’artiste a expérimenté avec le cyanotype–une façon tangible de peindre avec la lumière et le temps. Si l’on imagine l’objet cyanotype comme un contenant de lumière, le processus technique reproduit le récit du Tsimtsoum. Le riche ton bleu du cyanotype - une couleur aux multiples connotations spirituelles et élévatrices - résulte de l’exposition directe à la lumière. Les images qui apparaissent sur la page en nuances de blanc n’émergent qu’à travers la restriction de la lumière à ces endroits, faisant écho au retrait de la lumière divine infinie qui a donné naissance aux formes finies.
 
Cette dialectique spatiale — cacher pour révéler, se retirer pour s’étendre — est indissociable de la dimension temporelle, comme y fait allusion la présence d’instruments de mesure du temps dans l’exposition. Jacques Derrida a qualifié le temps d’«élément de l’invisibilité même», en ce que son accumulation ne peut être perçue que par son écoulement, un paradoxe formellement exploité par une horloge à feu en grès émaillé, et une image à grande échelle d’un système de réveil du XVIIIe siècle dans un paysage désert.

Néanmoins, tout travail nécessite un début, une tactique d’ouverture –l’ancrage d’un premier mot, d’une marque, d’un geste, d’où tout le reste suivra. Mais comment tracer sa voie au-delà des dimensions familières de l’espace et du temps? Les compositions oniriques d’Audrey Guttman semblent trouver une façon de contourner cette difficulté. Ses alter ego de papier, téléportés dans des paysages rêvés d’un bleu infini, évoluent parmi les bougeoirs et les échiquiers, cherchant des réponses dans la lumière. Réponses qui, peut-être, se trouvaient déjà, depuis le début, dans la question.

Melanie Scheiner
 
Partager
  • Facebook
  • X
  • Pinterest
  • Tumblr
  • Email
Télécharger le communiqué de presse
Œuvres
  • Audrey Guttman, Lumière sans fin, 2023
    Audrey Guttman, Lumière sans fin, 2023
  • Audrey Guttman, Autoportrait à l’échiquier, 2023
    Audrey Guttman, Autoportrait à l’échiquier, 2023
  • Audrey Guttman, Poétique de l’espace, 2023
    Audrey Guttman, Poétique de l’espace, 2023
  • Audrey Guttman, La réparation du monde, 2023
    Audrey Guttman, La réparation du monde, 2023
  • Audrey Guttman, Les espaces du sommeil, 2023
    Audrey Guttman, Les espaces du sommeil, 2023
  • Audrey Guttman, Cherchant une lumière, garde une fumée, 2023
    Audrey Guttman, Cherchant une lumière, garde une fumée, 2023
  • Audrey Guttman, Les heures immobiles, 2023
    Audrey Guttman, Les heures immobiles, 2023
  • Audrey Guttman, La réception de la lumière, 2023
    Audrey Guttman, La réception de la lumière, 2023
  • Audrey Guttman, Me voici (Hineini), 2023
    Audrey Guttman, Me voici (Hineini), 2023
  • Audrey Guttman, La brisure des vases, 2022-2023
    Audrey Guttman, La brisure des vases, 2022-2023
  • Audrey Guttman, Élévation, 2023
    Audrey Guttman, Élévation, 2023
  • Audrey Guttman, La difficulté d’être, 2023
    Audrey Guttman, La difficulté d’être, 2023
  • Audrey Guttman, L’anatomie du langage, 2023
    Audrey Guttman, L’anatomie du langage, 2023
  • Audrey Guttman, La brisure des vases (II), 2022-2023
    Audrey Guttman, La brisure des vases (II), 2022-2023
Vues de l'exposition
  • 20230421 Nathalieobadia Ketabibourdet4508
  • 20230421 Nathalieobadia Ketabibourdet4506
  • 20230421 Nathalieobadia Ketabibourdet4516
  • 20230421 Nathalieobadia Ketabibourdet4511
  • 20230421 Nathalieobadia Ketabibourdet4514
  • 20230421 Nathalieobadia Ketabibourdet4513
  • 20230421 Nathalieobadia Ketabibourdet4515
  • 20230421 Nathalieobadia Ketabibourdet4517
  • 20230421 Nathalieobadia Ketabibourdet4519
  • 20230421 Nathalieobadia Ketabibourdet4518
  • 20230421 Nathalieobadia Ketabibourdet4524
  • 20230421 Nathalieobadia Ketabibourdet4523

Artiste de l'exposition

  • Audrey Guttman (b. 1987)

    Audrey Guttman (b. 1987)

Retour à l'exposition
Manage cookies
Copyright © 2024 Ketabi Bourdet
Site by Artlogic
Instagram, opens in a new tab.

This website uses cookies
This site uses cookies to help make it more useful to you. Please contact us to find out more about our Cookie Policy.

Manage cookies
Reject non essential
Accept

Cookie preferences

Check the boxes for the cookie categories you allow our site to use

Cookie options
Required for the website to function and cannot be disabled.
Improve your experience on the website by storing choices you make about how it should function.
Allow us to collect anonymous usage data in order to improve the experience on our website.
Allow us to identify our visitors so that we can offer personalised, targeted marketing.
Save preferences
Close

Join our mailing list

Signup

* denotes required fields

We will process the personal data you have supplied in accordance with our privacy policy (available on request). You can unsubscribe or change your preferences at any time by clicking the link in our emails.